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Aquamation : une pratique funéraire plus écologique ? 

Aquamation : ce qu'il faut savoir !

En France, seuls deux modes d'obsèques sont autorisés : la crémation et l'inhumation. Mais dans d'autres pays, l'aquamation est de plus en plus populaire. À quoi consiste cette méthode ? Quels sont ses avantages ? Nous répondons à ces questions. 

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L’aquamation : de quoi s'agit-il exactement ? 

L'aquamation est une pratique qui  fait recours au procédé d'hydrolyse alcaline. Lors de l'aquamation, le corps est introduit dans un bain constitué de potassium et de sodium. Ce dernier sera ensuite chauffé à une température de 95 à 150° C environ. La durée de ce processus peut aller de 5 à 10 heures. Cette technique permet d'accélérer la décomposition du corps, qui prend généralement 25 ans, en quelques heures seulement. Au final, on obtient un liquide saumâtre. L'os qui reste est transformé en fines particules, placées dans une urne funéraire et remise à la famille. 

L’hydrolyse alcaline, le mélange chimique dont on se sert lors de l’aquamation, a été brevetée aux Etats Unis en 1888 par l’anglais Amos Herbert Hobson. Il a utilisé ce procédé en vue de dissoudre les carcasses d'animaux. La technique est ensuite utilisée dans les abattoirs pour se débarrasser des corps des animaux. L'Angleterre recourait à ce procédé pendant l'épidémie de vache folle pour éviter l'émission des agents infectieux responsables de la maladie au cours d'une crémation. L'aquamation neutralise en effet l'ensemble des bactéries et des virus. 

Aquamation : pourquoi est-ce avantageux comparée à la crémation ?

L’aquamation présente de nombreux avantages comparés à la crémation : 

  • Une pratique funéraire plus écologique que la crémation 

La crémation intéresse de plus en plus de personnes de nos jours. Alors qu'au début des années 80, elle représentait seulement 2% des obsèques, aujourd'hui un français sur deux opte pour la crémation comme mode de funérailles. La plupart de ces personnes ont décidé d'être incinérées par souci écologique. Pourtant, la crémation n'est pas vraiment respectueuse pour l'environnement. En effet, les appareils crématoires consomment d'importantes énergies fossiles pour fonctionner et doivent être chauffés entre 900° C et 1200° C afin de réduire les corps en cendres. Alors que les machines qui effectuent l'aquamation sont moins énergivores puisqu'elles sont chauffées à une température de 95 à 150° C seulement. 

D’un autre côté, contrairement à la crémation qui génère d'importantes émissions toxiques par la combustion, l'aquamation produit moins de gaz toxique. Selon la société funéraire Le Sieur qui effectue l'aquamation, cette pratique ne diffuse qu'un kg de CO2 contre 160 kg lors d'une crémation. Une étude néerlandaise réalisée en 2011 a aussi montré que l'aquamation génère moins de 100 kg de dioxyde de carbone environ que la crémation. Ce qui fait de l'aquamation une pratique d'obsèques plus écologique que la crémation.

Enfin, grâce à sa forte teneur en nutriments, le liquide obtenu lors de ce procédé peut être utilisé comme engrais. Par ailleurs, au début, Amos Herbert Hobson, celui à qui on doit l’hydrolyse alcaline, a voulu transformer les carcasses des animaux en fertilisant et non trouver une nouvelle pratique funéraire.

  • Une pratique moins onéreuse 

L'aquamation est moins onéreuse que la crémation. Le coût de cette pratique s'élève à 350 € dans les pays où elle est autorisée, alors que la crémation coûte en moyenne 550 €. D'un autre côté, l'aquamation ne requiert pas l'utilisation de cercueil. Certes, un cercueil est fourni par l'entreprise de pompes funèbres lors de la sépulture, mais il pourra ensuite servir aux funérailles d'autres personnes décédées. 

L'aquamation pourrait-elle intéresser les français ? 

La loi française a autorisé la crémation depuis la fin du XIXème siècle, date de la loi de 1887 sur « la liberté des funérailles ». Mais ce n'est qu'au début des années 2000 que cette pratique se popularise, et aujourd’hui, elle concerne près de 50% des obsèques en France. 

Selon les données, près de 40% des français choisissent ce mode d'obsèques par respect pour l'environnement. Cette raison pourrait donc pousser les personnes réticentes à la crémation, qui utilise le feu pour réduire le corps en cendres, d'opter pour l'aquamation, qui utilise l'eau. D'autant plus que cette technique vise à accélérer la décomposition du corps. 

professionnel tenant un stylo au-dessus d'un classeur avec documents

Aquamation : que dit la loi ? 

La loi française n'autorise pas encore l'aquamation, notamment par crainte des risques hygiéniques. Pourtant, le mélange chimique utilisé lors de ce procédé serait en mesure de neutraliser tous les virus et les bactéries, ce qui en fait une technique plus sûre que la crémation. 

Toutefois, une déclaration du Ministère de l'intérieur en janvier 2018 précise que l’aquamation était sujet à réflexion au sein du Conseil national des opérations funéraires (CNOF). En novembre 2021, lors d'un rapport sur les nouvelles techniques funéraires possibles, il a émis un avis favorable sur la réalisation de l'aquamation en France. 

“Les considérations sous-jacentes à l’aquamation concordent en tant que telles avec divers éléments du cadre étique (…) le respect des dernières volontés du défunt, de la dignité du corps, l’attention à un au-revoir respectueux, la possibilité de faire son deuil pour les proches, l’attention à la durabilité et à l’impact écologique.” 

D'un autre côté, Michel Kawnik, président de l’AFIF explique que l'autorisation de cette pratique funéraire pourrait réduire les bénéfices des entreprises funéraires : diminution des ventes de cercueils, pas de soins de thanatopraxie…  

Obsèques écologiques : quelles solutions ? 

En attendant que la loi autorise l'aquamation, il existe plusieurs solutions possibles pour des obsèques écologiques : 

  • Choisissez un cercueil écologique en bois certifié sans vernis, ni tissus, bi accessoires en métal. Ainsi, la plaque, les poignées et l’emblème doivent être en matériau biodégradable.  
  • Dans le cas d'une inhumation, optez pour une tombe pleine terre ou un caveau existant puisque la création d'un nouveau caveau requiert beaucoup d'énergie. Les vêtements du défunt doivent aussi être dans du matériau biodégradable. Et éviter les soins de thanatopraxie qui s'avèrent très polluants pour le sol. 
  • Enfin, privilégiez les produits français pour limiter les importations très polluantes. 

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