Le deuil, un processus souvent long qui aide à la reconstruction

Une étude de mars 2019 fait le point sur les Français et le deuil

Sujet parfois tabou, le deuil est pourtant quelque chose qui nous touche tous à un moment ou à un autre. Nous ne sommes pas tous égaux face à cette épreuve,  certains ont besoin de plus de temps, d’autres, d’aides extérieures. Une récente étude (mars 2019) fait le point sur les Français et le deuil. Découvrons comment le deuil est perçu et vécu en France.

Le deuil en France

En 2015, l’Organisation mondiale de la santé reconnaissait l’existence d’une maladie du deuil. Cet événement, bien que passé inaperçu en France, prouve que le deuil peut être un chemin difficile. Une étude récente s’attache à révéler l’impact du deuil dans notre société actuelle. Les chiffres montrent l’impact fort du deuil sur chacune des personnes l’ayant éprouvé. Plus de 80% des plus de dix-huit ans indique avoir déjà connu l’expérience de deuil. Plus que la tristesse, les personnes qui ont vécu un deuil évoquent la douleur et le manque. Une large majorité considère que le deuil s’inscrit dans la durée. La moitié des interrogés pense que le deuil n’a pas de fin et les trois quart des personnes ayant éprouvé un deuil admettent facilement que celui-ci va bien au delà de la période située entre le décès et les obsèques. Plusieurs facteurs peuvent impacter le degré de souffrance et la durée du deuil comme la proximité avec le défunt ou encore l’âge.

Accepter la douleur

la douleur du deuil

Rappelons que le mot ‘deuil’ signifie directement souffrance, il dérive du latin ‘dolus’ et du verbe ‘dolere’, souffrir. La définition même du mot montre que la douleur est inévitable. Ressentir une certaine douleur en période de deuil est même une sorte de preuve du travail effectué.

La période de deuil déclenche souvent des effets négatifs sur le corps et le moral des proches endeuillés et plus on était proche du défunt plus les effets peuvent être pesants. Une fatigue est très souvent constatée chez les proches. Cet épuisement peut même durer plus de six mois, ce qui est souvent le cas lors de la perte d’un conjoint.  Le deuil peut aussi provoquer des addictions nocives comme le tabac, l’alcool ou la nourriture. Si les hommes ont plutôt tendance à tomber dans l’alcool, les femmes se tournent plutôt vers la nourriture.

Au niveau psychologique, on observe aussi des troubles. Plus de la moitié des personnes éprouvées par un deuil se disent angoissées, les jeunes semblent  particulièrement touchés par cette souffrance psychologique.  Les personnes endeuillées souffrent également d’isolement, un peu moins de la moitié déclare être fragilisé et se sentir isolé. Ici encore, les jeunes de 18 à 24 sont particulièrement représentés.  

Les relations avec le travail peuvent s’en retrouver modifiées, il arrive que la personne endeuillée ait besoin d’un arrêt de travail ou d’un changement de poste. Plus de 75% des personnes interrogées déclarent avoir recours au travail pour mieux surmonter cette épreuve et près de 40% ont été confronté à des gênes professionnelles.

Se donner le temps pour faire son deuil

se donner le temps lors d'un deuil

Les études semblent également montrer que près d’un tiers des personnes ont besoin de plus de cinq ans pour se remettre d’un deuil. Dans plus d’un cas sur deux, on ne se remet pas de la perte d’un de ses parents sauf si la disparition est survenue à la suite d’une longue maladie.  Le cerveau a besoin de temps pour réaliser qu’un proche nous a quitté et il convient de se ré-habituer à faire les choses qu’on faisait avec le disparu sans lui. Il est également plus difficile d’appréhender la mort d’un proche quand celle-ci survient en milieu hospitalier même si le personnel est formé et à l’écoute. Les morts violentes sont très difficiles à appréhender pour les proches.  Près de 30% des personnes endeuillées déclare ne pas être capable de retourner travailler dans les semaines qui suivent le décès.

Le deuil peut déclencher des réactions diverses et variées. On constate souvent une phase de choc ou de sidération, la personne endeuillée peut aussi être dans un état second à la suite du décès.  Une période de rejet et de négation des émotions peut exister et durer. Passé le choc, la personne endeuillée est souvent dans le déni avant d’exprimer à nouveau des émotions comme la colère ou la révolte.  C’est seulement à la suite de ces étapes que peut venir le temps du vrai travail effectué par le deuil : la personne endeuillée parvient, peu à peu, à prendre un peu de recul et se dégager des liens qui l’unissaient au défunt. Ce travail peut être réalisé dans une forme de dépression. Enfin, la personne endeuillée retrouve un sens à la vie et intériorise les souvenirs pour les conserver.

Dans notre société où tout va vite, on ne peut pas demander à une personne endeuillée de ‘faire un bon deuil’ dans un délai très serré. Un deuil effectué trop rapidement pourrait engendrer des problèmes. Le temps permet d’intérioriser et de s’approprier les liens créés avec le défunt, les souvenirs partagés, de bien conserver les traits de sa personnalité.

L’importance du soutien et de l’entourage

Pour surmonter l’épreuve du deuil, l’entourage est primordial. Plus de 90% des personnes endeuillées déclare que leurs amis, l’entourage proche et la famille sont une vraie aide à la suite d’un décès marquant. Les collègues de travail ont également un rôle à jouer même s’il est bien inférieur à celui des proches. Les Français déclarent ne pas toujours savoir quand un collègue est affecté par un deuil et lorsqu’ils le sont, la majorité fait son possible pour soutenir ses collègues.

entourage et deuil

Les services publics et les associations sont sollicités pour environ un tiers des personnes endeuillées. Les pompes funèbres sont également sollicitées. Ce sont les seuls professionnels auprès desquels se tournent les personnes endeuillées et apprécient leur écoute, leurs conseils et leur accompagnement. Les médecins ou psychologues sont oubliés et les interrogés indiquent de pas les solliciter en période de deuil.

Les cérémonies d’adieu et d’obsèques ont également leurs rôles à jouer dans le processus de deuil.  La partie administrative liée à la perte d’un proche reste un calvaire pour une large majorité. La gestion des funérailles constitue une sorte de libération pour la moitié des personnes, dès la mise en bière. La présence des proches lors de la cérémonie est essentielle dans 80% des cas.

 

 

Le sujet du deuil, qui reste tabou en France, impacte les Français, et ce à différents niveaux.  Le travail du deuil, qui doit se faire en douceur et dans un délai raisonnable, est nécessaire pour se reconstruire et pouvoir à nouveau apprécier les petits bonheurs de la vie.

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