Construction du deuxième four au crématorium de Crouël à Clermont-Ferrand

Le crématorium de Crouël à Clermont-Ferrand entame actuellement des travaux pour remplacer le four le plus ancien, datant de 1985

Clermont Auvergne Métropole a commencé le 25 mars des travaux de plusieurs mois au crématorium de Crouël pour mettre en place un second four. L’équipement poursuit son service à la population en attendant la mise en service de ce deuxième système de crémation.

Le crématorium de Crouël a été créé en 1985.

Le 25 mars, le crématorium Amable-Tuisat, proche de Crouël, à l’est de Clermont-Ferrand, le calme habituel de l’établissement est remplacé par les bruits engins et équipements de chantier. Un chantier très indispensable pour se confronter à la saturation permanente du crématorium et à l’augmentation de la demande de la pratique de la crémation. En effet, en 1985, à l’inauguration de l’établissement, le choix de ce mode funéraire représentait seulement 5%, contre 38% en 2019.

Des déboires

Au cours d’une conférence de presse qui s’est déroulée le 28 mars, René Vinzio, vice-président de Clermont Auvergne Métropole, qui assure les moyens généraux, marchés publics, affaires juridiques, patrimoine bâti et foncier, tient à rappeler “les déboires” qui ont perturbé le bon fonctionnement de l’établissement depuis très longtemps, sans évoquer “leur caractère très sensible pour les familles endeuillées”.

Neuf jours d’attente

L’effondrement, en janvier 2017, de la dalle qui maintient les deux systèmes de création d’origine (datant de 1985) a poussé, pour des raisons de sécurité, l’exploitant à stopper le fonctionnement de l’un des deux fours. C’est en mars 2017 qu’une procédure d’urgence a été développée pour acquérir un second four, qui fonctionnera fin août 2017. Ce qui a permis de rétablir le fonctionnement normal de l’équipement. Ensuite, le dysfonctionnement du four crématoire le plus ancien en février 2018 a entravé le calendrier.

« Le service  sera maintenu au cours du chantier » selon RENÉ VINZIO

L’élu métropolitain a accéléré le délai des formalités administratives et techniques, expliquant ainsi le temps pour établir un nouveau projet et s’écarter de ce souci préjudiciable à tous : au gestionnaire, OGF - associé jusqu’en février 2021 à la métropole, exploitant du crématorium, via une délégation de service public, aux entreprises du funéraire confrontées à la prolongation des délais d’attente (de 9 jours aujourd'hui contre les 6 jours fixés par la lois) et surtout aux familles qui font face à « cette triple peine » selon Jacques Coudray, président de l’Association crématiste du Puy-de-Dôme : « le mort de leur proche, l’attente de la crémation et le coût engendré  par la conservation du corps ».

Ces soucis ne vont pas s’éliminer d’un seul coup. Le chantier s’effectue de front tous les après-midi, alors que les hommages se tiennent tous les matins du lundi au samedi. Les travaux seront encore plus délicats en avril et mai. Ce ne sera que vers juin, et la mise en service du second four, que la situation pourra se détendre. En effet, l’établissement devrait être en mesure d’assurer 3 000 crémations par an, ce qui fournira sans doute un vrai soulagement à tous.

Le coût des travaux s’élève à 770.000 euros, comprenant le démantèlement de l’ancien four, la démolition du béton, la mise en place du nouveau four. Par la même occasion, les travaux d’accessibilité à l’établissement pour les handicapés nécessitent près de 47.500 euros.

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