Comment faire pour organiser des obsèques écologiques ?

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Tout savoir pour organiser des obsèques écologiques

Les funérailles écologiques sont de plus en plus prisées en France. Elles participent au respect de l’environnement en diminuant la consommation des ressources naturelles sur la terre. Découvrez toutes les astuces pour organiser des obsèques éco-responsables.

Pourquoi l’inhumation pollue ?

L’inhumation est le mode de sépulture le plus courant et le plus choisi par les français. Ce type d’obsèques est très polluant pour le sol. En effet, le processus de décomposition du corps et du cercueil laisse échapper des métaux lourds (comme le mercure qui vient des plombages dentaires par exemple), des pesticides, des résidus de médicaments et des perturbateurs endocriniens. Ces polluants sont en mesure de rester dans le sol très longtemps, durant des siècles, voire des millénaires.

D’un autre côté, la réalisation de soins de conservation, qui implique l’utilisation de produits agressifs comme le formol, est également néfaste pour la terre. De même pour les habits du défunt qui ne sont pas toujours faits dans des matériaux biodégradables. En outre, certains types de cercueil sont capables de polluer le sol : colmatage en plomb, vernis, poignées et ornements en métal, tissus du capiton…

Enfin, on l’ignore souvent mais les lieux d’inhumation sont également sources de pollution : caveaux bétonnés avec joints, utilisation d’équipements qui fonctionnent à l’essence ou à l’électricité pour creuser les tombes, monuments funéraires bâtis avec des pierres provenant d’une surexploitation de certaines carrières…

Pourquoi la crémation pollue ?

La crémation concerne actuellement plus de 39% des obsèques dans toute la France. Contrairement à ce qu’on imagine, ce mode de sépulture est aussi polluant que l’inhumation. Pour commencer, la crémation consomme beaucoup d’énergie fossile. En effet, la chambre de combustion doit avoir une température de 900° C, ce qui consomme près de 200 litres de mazout à chaque crémation.

Aussi, la crémation favorise le rejet de substances toxiques dans l’atmosphère. La combustion de certains types de cercueils peut rejeter du CO2, des métaux lourds, des gaz polluants, des particules fines, des dioxines et autres…

Bien que tous les crématoriums soient dotés de filtres qui répondent aux dernières normes françaises concernant le rejet de fumée, le problème n’est pas totalement évité. Pour terminer, les cendres du défunt dispersées dans la nature peuvent aussi contenir des substances nocives telles que la dioxine.

urne funéraire noire posée sur tissu blanc à côté de laquelle sont posées trois roses blanches

Comment choisir un cercueil ou une urne écologique ?

L’organisation de funérailles écologiques nécessite le choix d’un cercueil écologique, dépourvu d’emblème. Préférez un cercueil dont la décomposition se fait de façon naturelle. Il existe différents matériaux biodégradables qui peuvent être utilisés pour concevoir un cercueil écologique : l’osier, le carton, le papier mâché, le bambou… Le choix de ces genres de cercueil permet de contribuer à la préservation de la nature. Les poignées et les plaques doivent aussi être en matière biodégradable. Les prix des cercueils écologiques peuvent varier du tout au tout.

En cas de crémation, optez pour une urne funéraire conçue dans un matériau biodégradable qui respecte la nature. Cela lui permettra de se décomposer rapidement aussi bien en immersion que sous terre. Vous avez également la possibilité d'y placer du terreau avec une graine de plante dans l’urne. Ainsi, la dégradation de l’urne avec les cendres servira de compost à la plante. Une meilleure façon de redonner vie à l’être aimé.

Quel lieu d’enterrement choisir ?

Le choix du lieu d’enterrement est également important dans l’organisation de funérailles éco-responsables. Cherchez un cimetière naturel qui participe à la préservation de l’environnement avec un aménagement 100% naturel et qui n’utilise pas de produit toxique pour l'entretien.

Vous pouvez également choisir d’être inhumé dans un cimetière qui se situe près de chez vous ou de ceux que vous aimez. Cela permet de réduire les énergies fossiles pendant vos visites. Il est même possible de solliciter une dérogation pour une inhumation dans une propriété privée. Cette demande doit être effectuée auprès du préfet du département dans lequel se trouve la propriété en question. 

deux adultes et deux enfants habillés en noir dans l'allée d'un cimetière

Quelle pierre tombale choisir pour des obsèques écologiques ?

Pour un enterrement encore plus « vert », choisissez une stèle à base de matériau écologique et durable afin de marquer l’emplacement de la sépulture. Celle-ci peut être en cuir, en bois, en parchemin ou en papier. Vous avez également la possibilité de faire pousser un arbre ou des fleurs pour signaler la présence de la tombe et la localiser facilement.

Sachez qu’il existe actuellement des outils informatisés innovants permettant de trouver l’emplacement d’une tombe facilement avec le nom de la personne décédée. Plus besoin de mettre en place de grandes stèles en pierre extraites de carrière surexploitée par exemple.

Quels traitements pour le défunt ?

Comme nous l’avons expliqué plus haut, la pratique de soins de conservation est également néfaste pour la terre lors de la décomposition du corps. Il est donc préférable d’éviter ces soins, sauf si la loi vous y oblige : en cas de long déplacement, en cas de transport aérien, en cas de présentation au domicile…

Néanmoins, il est possible d’opter pour des substances qui permettent d’assurer la décomposition du corps dans les 5 ans qui suivent le décès. Ces traitements garantissent la conservation du corps pendant 7 jours pour pouvoir présenter le corps aux proches les jours qui précèdent la crémation ou l’inhumation.

Pour l'instant en France, seuls deux types d'obsèques sont autorisés pour traiter le corps d'un défunt : l'inhumation et la crémation. Mais il existe aussi bien d'autres techniques à l'étranger, qu'il peut être utile de connaître : l'humusation, l'aquamation, la promession, la liquéfaction... Et même cryogénisation.

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Quels accessoires funéraires pour un enterrement écologique ?

Les emblèmes, les plaques funéraires en marbre ou en granit et les fleurs artificielles sont à bannir pour des obsèques éco-responsables. Penser également à demander le retrait des prothèses métalliques, des plombages… Les habits doivent être conçus avec des matières naturelles comme le lin et le coton. Evitez les chaussures et les bijoux qui ne se dégradent pas facilement.

En ce qui concerne les faire-parts, les lettres de remerciements et les cartes de condoléances, vous pouvez les remplacer par des mails, des coups de téléphone ou des vidéo. Pour terminer, n’oubliez pas de demander des dons aux personnes présentes lors des obsèques à la place des plaques, des couronnes ou des fleurs.

Autres conseils pour des funérailles éco-responsables

Le mieux serait que le défunt puisse prévoir ces demandes par écrit avant sa mort. Cela lui permettra d’avoir la main sur le déroulement des obsèques et de partager ses souhaits à sa famille et à ses proches. Cela peut concerner : le choix de la crémation ou de l'inhumation, le lieu de sépulture, le type de cercueil et d’urne, le type de cérémonie, la destination des cendres en cas d’incinération… N’hésitez pas à demander conseil à une entreprise de pompes funèbres sur les possibilités en matière d’obsèques écologiques.

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