Que faire lorsque les héritiers ne sont pas d'accord sur l'organisation des obsèques ?

checked picto

Solutions en cas de tensions lors des préparatifs d'obsèques

Sur le principe, les événements funéraires doivent correspondre aux dernières volontés définies par le défunt. Mais tout le monde n’a pas forcément ni le réflexe, ni la volonté de préparer ses obsèques de son vivant. C’est donc généralement à la famille ou aux proches que revient cette lourde tâche. Mais il peut y avoir de nombreux désaccords qui persistent face aux préparatifs de ce type d’événements. Et si, pour la suite, les proches n’arrivent toujours pas à se mettre d’accord, seul le juge a l’autorisation et le devoir de trancher.

Lors de désaccords, quelle procédure juridique entamer ?

Tout d’abord, il faut prévenir le maire de la ville où a eu la déclaration de décès pour qu'elle suspende toutes les actions et les documents administratifs déjà en cours, autorisant les obsèques.

En parallèle de cette procédure, un juge doit être contacté afin de relater les réelles volontés du défunt. Il faut donc saisir le tribunal judiciaire du lieu du décès par assignation, c'est-à- dire avec un acte d'huissier de justice informant une personne concernée qu'un procès est engagé contre elle et la convoquant devant une juridiction ou par requête conjointe au greffe, ce qui désigne un écrit permettant de saisir un tribunal.

Cette formalité doit se faire rapidement après le décès du concerné pour ne pas bloquer le processus d'inhumation, qui doit se faire dans les six jours maximum après l'événement.

A quelles sources et documents se référer dans ce type de conflit ?

Le magistrat consulte donc des sources écrites, mais il se repose aussi sur un choix logique et pratique. Notamment lors d’absence de marques écrites. Dans cette situation, il doit choisir parmi les proches celui qui lui semble le plus à même de retranscrire les volontés du défunt. Cette décision n’est pas forcément due au statut familial de la personne désignée, il n’y a pas de personne "privilégiée" dans l'ordre familial. Un parent ou un enfant n’aura donc pas forcément plus d’impact par rapport à un époux ou à un concubin. 

Et si, par la suite, la décision ne convient pas aux proches, ces derniers peuvent continuer la procédure, en la dénonçant. Pour cela, ils pourront s’adresser au premier président de la cour d’appel. Mais ainsi, il faut agir dans la journée. Le nouvel arrêté sera donc immédiat et une procédure sera remise à l'ordre du jour. 

Comparez les tarifs des pompes funèbres de votre ville.

Plus de 50 000 familles partout en France nous font déjà confiance.

Devis comparatifs gratuit en deux minutes.

* Numéro de téléphone obligatoire pour qualifier la demande

ou

Faites une estimation avant de comparer les devis

Estimez

Conseils sur le thème des obsèques