La poésie pour rendre hommage aux défunts

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Osez lire des poèmes lors des cérémonies funéraires

Les poèmes se prêtent particulièrement à l’expression des sentiments et d’une certaine forme de sensibilité. Les textes poétiques sont souvent particulièrement adaptés pour exprimer une douleur ou une absence. Lire un poème lors d’une cérémonie d’obsèques est un choix qui doit être personnel. Il est aussi tout à fait possible d’écrire un poème personnalisé.

Des poèmes pour partager la douleur

La cérémonie funéraire peut faire l’objet de lectures, chants, moments de prière, … peu importe qu’elle soit religieuse ou laïque, il est possible de la personnaliser selon ses désirs et les aspirations de chacun. Le deuil est un moment où il n’est pas toujours facile de trouver les bons mots pour exprimer ce que l’on ressent. La poésie peut permettre d’adoucir un peu la peine et de partager des mêmes sentiments ressentis. C’est une jolie manière de rendre hommage à la personne décédée.

 

Poésie en prose ou poèmes classiques, choisissez les formats de textes qui vous inspirent le plus.

A quel moment de la cérémonie lire des poèmes ?

Il n’y a pas de règles strictes et chacun peut organiser les lectures et divers temps de parole ou silence comme il le souhaite et selon ses désirs.  Le type de cérémonie peut aussi guider l’organisation.

 

  • Poésie et religion

Lors d’obsèques religieuses, la personne qui officie la célébration est en charge du déroulement de l’hommage. Ainsi, dans les églises, il est courant d’assister à la lecture de prières ou textes religieux. Des poèmes religieux sont couramment lus. Les proches peuvent lire les textes au moment de l’inhumation, c’est un moment opportun pour la lecture de poèmes.

Lire des poèmes n’est pas toujours approprié. Le judaïsme impose des funérailles sobres et modestes. Le rabbin prononce l’éloge funèbre et les proches prononcent le Kaddish.  Un poème pourrait être considéré comme de la vanité.

 

  • Cérémonie civile

Lire de la poésie peut s’inscrire parfaitement dans le déroulé d’une cérémonie funéraire laïque. Les lectures sont souvent faites par les proches et la famille juste après le discours d’accueil du maitre de cérémonie. Après un petit temps de recueillement,  la lecture des textes peut débuter.

Quels poèmes lire ?

Là encore, pas de règles strictes en la matière. La poésie n’est pas une obligation et chacun doit se sentir libre. Voici quelques exemples de poèmes fréquemment lus lors d’obsèques :

 

Ne restez pas – Stevenson

Ne restez pas à pleurer autour de mon cercueil,
Je ne m’y trouve pas.

Je ne dors pas.
Je suis un millier de vents qui soufflent,
Je suis le scintillement du diamant sur la neige,
Je suis la lumière du soleil sur le grain mûr,
Je suis la douce pluie d’automne, je suis l’envol hâtif.
Des oiseaux qui vont commencer leur vol circulaire quand tu t’éveilles dans le calme du matin,
Je suis le prompt essor qui lance vers le ciel où ils tournoient les oiseaux silencieux.
Je suis la douce étoile qui brille, la nuit,
Ne restez pas à vous lamenter devant ma tombe, je n’y suis pas : je ne suis pas mort.

 

Le souvenir – Doris Lussier

Un être humain qui s’éteint, ce n’est pas un mortel qui finit.
C’est un immortel qui commence.
C’est pourquoi en allant confier où il dormira doucement à coté des siens,
en attendant que j’aille l’y rejoindre,
je ne lui dis pas adieu, je lui dis à bientôt.
Car la douleur qui me serre le cœur raffermit, à chacun de ses battements,
ma certitude qu’il est impossible d’autant aimer un être et de le perdre pour toujours.
Ceux que nous avons aimés et que nous avons perdus ne sont plus où ils étaient,
mais ils sont toujours et partout où nous sommes.
Cela s’appelle d’un beau mot plein de poésie et de tendresse : le souvenir.

 

Pour une crémation – Philippe Grignard

Et quand la flamme que tu as choisie comme ultime passage pour l’enveloppe qu’a contenue ta vie, aura rendu à la terre ce qui appartient à la Terre, et aura rendu au vent ce qui appartient au Vent, il restera de toi, l’essentiel : ce que tu as donné. Et quand, un jour plus tard, les larmes de notre affection auront séché, alors en terre, en Vent, en feu, en Eau et en Amour, tout aura été accompli de l’au-delà de ta destinée au cœur du Grand Mystère, un jour appelé Vie, trop tôt appelé Mort, en Dieu.

 

La mort n’est rien – Charles Péguy (d’après un texte de St Augustin)

La mort n’est rien 

Je suis simplement passé dans la pièce à côté.

Je suis moi. Tu es toi. 

Ce que nous étions l’un pour l’autre, nous le sommes toujours.

Donne-moi le nom que tu m’a toujours donné.

Parle-moi comme tu l’as toujours fait.

N’emploie pas de ton différent.

Ne prends pas un air solennel ou triste.

Continue à rire de ce qui nous faisait vivre ensemble.

Prie. Souris. Pense à moi. Prie pour moi. 

Que mon nom soit toujours prononcé à la maison comme

il l’a toujours été.

Sans emphase d’aucune sorte et sans trace d’ombre.

La vie signifie ce qu’elle a toujours signifié.

Elle reste ce qu’elle a toujours été. Le fil n’est pas coupé.

Pourquoi serais-je hors de ta pensée,

Simplement parce que je suis hors de ta vue ?

Je t’attends. Je ne suis pas loin. 

Juste de l’autre côté du chemin.

Tu vois, tout est bien.

 

Je sais que tu es là – Jean Giono

Je sais que tu es là, toujours derrière moi. Derrière moi, maintenant, au moment où j’écris, je sais que ton amitié est plus fidèle que tous les amours du monde et que c’est, humblement, d’une autre qualité. Mais je voudrais que tu aies ta place parmi ceux qui peuvent saisir des pommes, manger des figues, courir, nager, faire des gosses, vivre. Plus égoïstement, je voudrais que tu sois là pour moi. J’écoute. Il n’y a pas de bruit ici. Ici, ici, où es-tu ? Là-bas, dans l’ombre de la commode, il n’y a rien que mon lit. Cette chose sombre là-bas, c’est mon manteau de berger. Tu n’es pas là. Alors. Devant les livres ? Devant tes livres favoris, c’est deux ou trois que tu prenais toujours puis tu restais à lire tout debout ? Es-tu là ? Je touche les livres. Ils ont encore toute leur poussière. Tu es ombre, toi là, derrière ma chaise. Je ne toucherai plus ta main. Tu ne t’appuieras plus jamais sur mon épaule. Je n’entendrai plus ta voix. Je ne verrai plus ton bon regard avec son honnêteté et son grand rayon. Je sais que tu es là, près de moi, comme tous les morts que j’aime et qui m’aiment, comme mon père, comme un ou deux autres. Mais tu es mort.

 

Bien choisis, les poèmes peuvent transmettre des émotions que d’autres lectures et chants ne parviendraient pas à traduire.

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