Obsèques : peut-on être inhumé encore vivant ?

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Être enterré(e) vivant(e) aujourd'hui, c'est encore possible ?

L’enterrement est le fait de placer le corps dans un cercueil et de l’inhumer sous terre, soit dans un caveau de famille, soit dans une tombe pleine terre. Ce mode d’obsèques requiert la réalisation de nombreuses démarches, dont le constat de décès qui consiste à certifier le décès de la personne. Alors, est-il possible d’être enterré encore vivant ? Les réponses dans cet article. 

Être enterré vivant : à quand remonte cette peur ?

L’inhumation vivante est un acte qui consiste à mettre en terre une personne encore vivante. Cette action est aujourd'hui condamnée par la loi. Alors qu'au Moyen Age, l’enterrement vivant fut un supplice mortel réservé aux femmes quand d’autres méthodes d’exécution étaient considérées comme indécentes.

Cette méthode était également utilisée lors des massacres accomplis pendant des conflits ou individuellement par des meurtriers. Il peut arriver que des illusionnistes, yogis ou fakirs se retrouvent enterrés vivants lors de la réalisation de performances physiques ou juste pour faire croire à un décès

Est-ce possible d'être enterré encore vivant de nos jours ?

Une personne peut être mise en cercueil et inhumée vivante après une tragique erreur de diagnostic. Il est également possible que la personne soit placée vivante dans un morgue ou enfermée vivante dans un cercueil mais dont le réveil est constaté avant l’inhumation. 

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Inhumé vivant : que dit la loi ?

En France, l’inhumation vivante est condamnée par la loi. C’est lors de la séance du 22 août 1854 que l’Académie de médecine a dénoncé les enterrements prématurés. Ce n’est que pendant sa séance du 27 février 1866 que cette question fut abordée au Sénat. Le rapporteur de la commission jugeait que les mesures stipulées par le Code Napoléon pouvaient suffire à éviter ces incidents. Selon ce code, une inhumation ne peut avoir lieu que 24 heures après le constat de décès par un officier d’état civil avec deux témoins, l'intervention d’un médecin n’est nécessaire qu’en cas de décès violent.  

Toutefois, depuis 1996, un certificat de décès est nécessaire à l’organisation des obsèques d’une personne décédée. Ce certificat est délivré par un médecin après un constat de décès. Selon l’article L2223-42 du Code Général des Collectivités territoriales « L'autorisation de fermeture du cercueil ne peut être délivrée qu'au vu d'un certificat, établi par un médecin, attestant le décès. »

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