Ce que la loi de 2008 a changé pour la crémation

Le sénateur Jean-Pierre Sueur, à qui l’on doit la loi de 2008 sur le sort de l’urne funéraire, se demandait il y a quelques jours sur son site Internet, ce que cette loi avait vraiment changé, en s’appuyant sur une étude réalisée pour un colloque de l’Université de Lorraine.
Mediums loi 2008 cremation

L’étude que cite le sénateur est intitulée « Le sort de l’urne cinéraire : enjeux anthropologiques et politiques », et a été menée par Ariane Gaillard, chercheuse en droit. 

Jusqu’en 2008, le droit funéraire demeurait incomplet sur la crémation notamment, engendrant de nombreux litiges au sein des familles quand au sort de l’urne. Désormais, il est encadré par la loi qui régit également la destinée des cendres. Ainsi, l’urne reste au crématorium jusqu’à ce que la famille ait choisi son devenir : inhumation, scellage dans un monument funéraire, dépôt dans un columbarium, dispersion dans un espace adapté ou dans la nature etc. Toutefois, la loi n’autorise pas la division des cendres ni leur conservation à domicile. 

Le respect des défunts

La loi de 2008 a fait en sorte que l’urne funéraire soit désormais protégée dans un espace républicain et laïc. Dorénavant, la famille va aux cendres et non plus le contraire. L’idée sous-jacente est de respecter le défunt en empêchant que ses cendres soient utilisées pour fabriquer des œuvres d’arts, des bijoux ou n’importe quel autre objet. Mais, en contreparties, les collectivités locales ont l’obligation de proposer un lieu où l’on peut déposer les cendres. De plus, leur autorisation est indispensable pour décider du devenir de l’urne.  

Séparation entre le monde des vivants et celui des morts 

Le législateur, via son texte, a donc définitivement séparé le monde des morts de celui de vivants puisque désormais l’urne se retrouve dans le domaine public (dans un cimetière par exemple) et non plus chez la famille du défunt qui pouvait se disputer la propriété de l’urne cinéraire. Ainsi, les morts qui ont choisi la crémation sont davantage respectés et non plus considérés comme un meuble, juridiquement. 

 
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